Paraitrait qu'je suis rien sans toi, que la vie est d'une inexprimable beauté, que ce ciel profond est leur maison, que fumer tue, que l'amour meurtrit, que les fleurs se fânent à l'approche de l'automne, que nous sommes tous destinés à entendre ce bruit sourd de terre sur le bois d'un cerceuil. Coffee & Cigarettes. La princesse de Clèves. L'écume des jours. L'étranger. J'ai besoin de toi pour avancer, de nous pour continuer à croire. Comme on disait, tous deux journalistes de Rock&Folk, les Inrocks, Elle ou bien le Monde. Et j'reste persuadée que préférer une rose, c'était mieux. Elle mérite tellement mieux, tu sais. De toute manière, j'ai perdu tout sens de la réalité ces jours-ci. Quand j'repense à mes illusions d'il y a quelques années, j'aurais presque envie de verser quelques larmes - couleur sépia, avec une odeur diffuse de térébenthine. Même si ça en vaut la peine, d'suivre le cours d'une vie. Et puis j'ai pas encore goûté parfum nougat, dévalisé Prada, donné la vie, épié l'soleil se coucher, à tes côtés, ou encore dormi à la belle étoile, au plus profond de cette Nature qui m'est chère.
J'ai juste besoin d'un peu de temps. Avaler la pillule. Réaliser. Crier ma douleur.
Et il fera beau.